La Paix Houphouëtiste et le cycle d’Espoir Soroïste , Edito du professeur Mamadou Djibo

Publié le par Diack gassama

La Paix Houphouëtiste et le cycle d’Espoir Soroïste , Edito du professeur Mamadou Djibo


L’Editorial de Mamadou Djibo, Ph.D.,

Philosophy

La Côte d’Ivoire convalescente des crises ante et cycles de désespoir depuis plus de deux décennies, entre désormais dans un nouveau cycle d’espoir avec le Président Guillaume Soro. Oui, puisque le Soroïsme est cet attachement viscéral à la concorde nationale par la paix, grand et bel héritage du Président Houphouët-Boigny pour la Côte d’Ivoire, l’Afrique et le monde. Le Prix Félix Houphouët-Boigny dont le Protecteur bienveillant est le Président Henri Konan Bédié, reçoit le nom de cette quête de la paix, de la culture constante du dialogue, de la fraternité dont les retrouvailles ne sont jamais de fugaces noces et assurément, la bienveillance des dirigeants comme « humilité et grandeur » est le retour de l’histoire heureuse. La raison en est simple –foi du Soroïsme- dans la mesure même où la division des frères de la même nation, au surplus du « pays de la vraie fraternité » mécaniquement « mène tout droit à la catastrophe ». Une irresponsabilité, une turpitude qui éloigne le peuple des chemins de réalisation de son bonheur. La sollicitude, la sortie des bellicismes de pacotille, les dirigeants à l’écoute du peuple doivent donc être les soupapes voire les assouplisseurs des souffrances et de la détresse démocratique. Voilà l’accompagnement patriotique qui doit structurer nos émotions citoyennes pour construire la paix, la concorde nationale et la prospérité partagée. Le Soroïsme est notre cause ! Le Pardon et la réconciliation son attelage.

Le Président Guillaume Soro y attache la plus haute importance et depuis 2012, de façon constante, résolue et consistante, son appel au pardon et à la réconciliation, est la déclinaison de l’injonction morale houphouëtiste : « la paix ; ce n’est pas un vain mot, c’est un comportement ». La pédagogie soroïste est donc à la remorque de cette injonction morale qui nous invite à la cohésion nationale, au rejet des divisions inutiles, ces allégresses grises dans des décors gris. La grisaille ? Non merci. Mettre fin à cette sinistrose qui consiste à accumuler des désinvoltures comportementales, aux arrogances du fait privatif de bienveillance, à la captation des leviers du pouvoir pour se soustraire du devoir de pardon, des devoirs républicains, de la protection du pluralisme, de la démocratie, de la culture de l’excellence comme équité et politiques de l’égalité citoyenne, est un bel ouvrage citoyen. Le suprême enjeu du navire Ivoire, en ces temps incertains, économiquement, socialement et émotionnellement, c’est précisément la paix, le pardon et la réconciliation des cœurs, de l’appropriation des liens qui libèrent des chaînes de haine, des démonstrations inutiles de la puissance politique au moyen des jouets maudits et de la quincaillerie militaire, qui font ceci ou défont cela. Calamité !

Le comportement pacifique demandé aux citoyens par le Président Houphouët-Boigny est symétrique à la « pondération, humilité » exigée des chefs pour que la « tranquillité » soit le vécu quotidien offert à toutes les ambitions parce que légitimes. Cet appel du Président Guillaume Soro Kigbafori est tissé de ce protocole politique et de cette pratique comportementale prudentielle que les uns et les autres, société politique comme société civile, se doivent d’observer pour « bâtir la paix et sauver la Côte d’Ivoire ».

En lisant ces mots empreints d’humilité, de fraternité et de vision solidaire à partager avec toutes les filles et tous les fils de la même nation, j’observe qu’il n’y a aucune rupture épistémologique au plan discursif, aucune différence doctrinale avec la doctrine de la paix et du dialogue fraternel et inclusif de type houphouëtiste. De ce point de vue, les Houphouëtistes de toutes nuances, libéraux, gauche démocratique, républicains intransigeants et autres adeptes de la touche patriarcale africaine, sculptée par le droit d’aînesse, de diriger la nation, sont comblés. Ils y retrouvent le Père fondateur, dans sa pratique de la RealPolitik, héritée de Bismarck, façonnée par l’intelligence du contexte comme pragmatisme, réalisme matérialiste et vision politique. C’est pourquoi, cette sortie duComeback Kid ivoirien a fait la Une de maints journaux d’Afrique et du monde pour sa substance, son audace et son offre politique courageuse. Aussi, me trompé-je, lorsque je rappelle qu’en endossant la belle étoffe de la repentance, le Président Soro, apparaît comme le fort qui prend soin du faible, le démocrate qui dépouille ses adversaires de leurs peurs ? Il affirme les attentes du peuple et la souveraineté de la paix comme Bien commun. Or, les alliés de la paix restent, le pardon et la réconciliation au sortir d’un doloris national. Le courage de ce réquisit existentiel puisqu’il s’agit de « sauver la Côte d’Ivoire », Guillaume Soro Kigbafori l’incarne. Il faut sortir de nos solitudes pour rencontrer l’autre. Elles sont de deux ordres.

Ceux qui renient le drame survenu, leur propre drame intérieur et qui refusent tout acte de contrition. Il y a aussi ces pusillanimes qui, victimes des processus bureaucratique et judiciaire au long cours là où un Tribunal Spécial siégeant ici ou ailleurs sur notre contient aurait produit des résultats probants dans des délais raisonnables, tout aussi droits dans leurs bottes de vainqueurs, oublient leurs frères dans la souffrance morale et la ruine matérielle. Un enchâssement de deux processus sclérosés puisqu’il consume l’Etat sans produire de déverrouillage émotionnel et social. Or, agir, c’est rassembler le peuple autour de la culture de paix, des retrouvailles fraternelles et de la réconciliation. Ne soyons point de ces deux camaraderies. Le Très honorable Guillaume Soro Kigbafori, comme le paratonerre, veut absorber ces deux énergies négatives pour que le peuple, avec la tranquillité émotionnelle et sociopolitique retrouvée, vaque à ses occupations sur cette terre africaine, féconde de ses brassages. Cette double ostracisation asymétrique, ces deux solitudes intenables sont donc une dévastation politique. C’est le péril suprême pour le nouveau vivre- ensemble républicain, solidaire et fraternel. Aidons l’honorable député de Ferkéssédougou dans cette mission noble, une tâche patriotique pour le renouveau démocratique. La civilité même nous y invite. Toutes ses missions mettent tout le monde d’accord ou à tout le moins, ses résultats tangiblestouchent et impactent le quotidien de chacun et la vie de la république. Porté par la ferveur populaire, le porteur de ce massage d’amour et de retrouvailles fraternelles incarne le momentum du politique avisé comme valeurs, principes et convictions conviviales. La hauteur de vue pour vivre et comprendre le réel et la proximité avec le peuple pour forger les solutions.

Allégresse républicaine des devoirs!

L’Editorial de Mamadou Djibo, Ph.D.,

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