Analyse Géopolitique - Est-ce le signal du printemps Ouest-Africain?

Publié le par Diack gassama

 Analyse Géopolitique - Est-ce le signal du printemps Ouest-Africain?

#Analyse Politique 

Le continent  Africain, notamment la zone ouest africaine fait parler une fois de plus d’elle, en termes de recherche démocratique. Ce qui ne manque pas d’attirer l’attention des observateurs politiques avisés. Assiste t-on à des signaux de démocratie en progrès? Si l’on en croit à cette oscillation entre révolutions citoyennes dans certains pays comme le Burkina il y’a quelques années (2014) « le balai citoyen », ou encore plus récemment la révolte militaro-civile au Mali le 18 Août 2020, on pourrait attester que les lignes bougent.

A ces exemples cités, nous pouvons adjoindre les gigantesques marches de protestations du mouvement « y’en a marre » au Sénégal, les violences pré-électorales en Côte d’Ivoire et en Guinée occasionnant plus d’une centaine de morts et de graves blessés, en raison des velléités de violation constitutionnelles dû aux 3ième mandats présidentiels.

L’Afrique de l’ouest vit manifestement une seconde mutation des consciences après l’ère des indépendances coloniales proclamées autour des années 1960. Il y’a quelques jours, de violentes contestations populaires ont  fait suite à l’arrestation de l’opposant sénégalais Ousmane Sanko. Ces faits viennent corroborer ce constat d’une ère de printemps Ouest Africain. Ce refus de laisser ces chefs d’états véreux addicts des privilèges et délices du pouvoir, refusant au terme de leurs mandats de libérer « le tabouret », terme désignant le pouvoir du côté d’Abidjan (Côte d’Ivoire). Ces périlleuses pratiques contre la démocratie, digne du moyen âge font le lit de toutes sortes d’abus et de violations contre les libertés fondamentales. Les arrestations arbitraires d’opposants, les exils forcés de plusieurs leaders politiques de renom. Les interdictions ou les violentes répressions des manifestations de l’opposition débouchant sur de nombreux morts.

Néanmoins, cela n’est pas de nature à freiner l’ardeur des peuples ouest africains qui semblent avoir enclenché le processus collectif d’émancipation des consciences, du moins certains peuples donnent déjà l’exemple, le Sénégal, le Burkina Faso, le Ghana, le mali… il n’est pas exclu que ce vent souffle sur l’ensemble du continent. Cette volonté d’instaurer la vraie démocratie, de privilégier l’intérêt collectif à l’inverse des destructeurs intérêts égoïstes des présidents. On ne cessera jamais de le dire, la mise en place d’institutions fortes est le seul gage de stabilité politique et de développement durable dans nos contrées. On pourrait subodorer que les nouvelles générations n’auront d’autres choix que de marcher sur de bons rails. La démocratie participative est en route, les perspectives 2025-2030  se dessinent déjà.

 

 

                                                                                                        Diack Gassama 

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