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Décryptage- Ouattara n'est pas éligible à un 3ième mandat !

Publié le par Diack gassama

Décryptage- Ouattara n'est pas éligible à un 3ième mandat !

Depuis le décès du premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly, nous assistons à un ballet des plus ubuesques. Des cadres du parti du président Ouattara semblent entrés dans une phase hypnotique, ces derniers évoquent de plus en plus un troisième mandat de Ouattara.

 

Si seulement et seulement, notre constitution le permettrait, bien entendu que les ivoiriens n’y verraient aucun mal à cela. Mais tenez-vous bien, l’article 35 de l’ancienne constitution disposait : « Le président de la république est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il n’est rééligible qu’une seule fois». La nouvelle constitution en son article 55 stipule : « Le président de la république est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il n’est rééligible qu’une seule fois». L’article 183 de cette même nouvelle constitution vient pour clarifier tout, en disposant que: « La législation actuellement en vigueur en côte d’ivoire reste applicable, sauf l’intervention de textes nouveaux, en ce qu’elle n’a rien de contraire à la présente constitution. » or le contenu de l’article 35 de l’ancienne constitution est identique à celui de l’article 55 de la nouvelle.

 

De ce qui précède, le président sortant Ouattara ne peut candidater à un mandat supplémentaire, parce qu’ayant consommé ses deux mandats. La précision de l’article 183 susmentionnée tient lieu de continuité législative entre l’ancienne constitution et la nouvelle, cette particularité verrouille toute velléité de trois mandats consécutifs. De ce fait, aucune ambigüité ne subsiste, tout est clair ! Et d’ailleurs ce n’est ni le ministre de la justice Sansan Kambiré qui a déclaré face aux députés que le président de la république ne pourrait être éligible pour un troisième mandat selon la constitution. Ni le ministre et juriste Cissé Bacongo cadre du RHDP, membre du comité de rédaction de la nouvelle constitution qui n’a cessé de marteler à maintes reprises sur les plateaux télé l’impossibilité constitutionnelle pour Ouattara de briguer un autre mandat qui dirait le contraire. Des éminents professeurs de droit comme Ouraga Obou, Martin Bléou, se sont exprimés sans ambages, une candidature de Ouattara serait une tentative de violation de la loi fondamentale ivoirienne. Au risque de me répéter, l’article 183 de la constitution ne permet aucunement à Ouattara d’être candidat. Le simple désir des membres de son parti n’est pas au dessus de notre constitution.

 

Le RHDP gagnerait à choisir en son sein un autre candidat que d’envisager une candidature qui diviserait encore plus le pays. Car les membres des autres partis politiques tels que le FPI, GPS, COJEP, voient leur candidats maintenus en exil forcés par des manigances honteuses. L’emprisonnement de leurs partisans, et voilà que le RHDP songe selon les dernières sorties de ses cadres à proposer une candidature anticonstitutionnelle. Les ministres du Gouvernement sans premier ministre, ni vice-président semblent ne pas mesurer le péril encouru contre la stabilité en cumulant les violations constantes et exacerbées du droit. Est-il encore besoin de rappeler la décision de la cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP),  condamnant le gouvernement ivoirien pour avoir violé l’article 17 de la charte de l’union africaine de 2007 pour la démocratie et l’article 3 du protocole de la CEDEAO ? La cour africaine a sommé le gouvernement ivoirien à la reprise des élections des commissions électorales locales (CEL) dans un délai maximum de trois mois.

 

Enfin, j’estime qu’Il nous faut mettre un terme, définitivement, à ces violations de l’état de droit, qui non seulement déshonore notre pays, mais pis encore, détruit le droit citoyen, la stabilité nationale et sous régionale et la vie de chaque ivoirien. La responsabilité de Ouattara et son gouvernement est ainsi mise à l’épreuve.

 

 

                                                                             

                                                                                    Diack Gassama

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Analyse de la situation en Côte D'ivoire, Dieu appelle les gouvernants ivoiriens à l'humilité

Publié le par Diack gassama

Analyse de la situation en Côte D'ivoire, Dieu appelle les gouvernants ivoiriens à l'humilité

ANALYSE DE LA SITUATION EN COTE D’IVOIRE

 

  • Dieu appelle les gouvernants ivoiriens à l’humilité

 

C’est Dieu qui donne le pouvoir, et le pouvoir appartient au peuple. Le gouvernant est au service de ce peuple. C’est ce principe de gouvernance que les dirigeants africains doivent intégrer dans leur mode gestion. A quoi assistons-nous dans nos contrées ? C’est l’hégémonie du despotisme qui prime. L’intérêt d’un seul homme à la tête de son pays va jusqu’à rompre toute forme de stabilité et détruire le champ des possibles.

Prenons le cas particulier de notre pays la côte d’ivoire et jetons-y une analyse sur la capacité d’écoute de son chef d’état sortant Ouattara. Tous les ivoiriens sont unanimes sur un fait : Le Ouattara est resté sourd et aveugle aux réalités de son peuple. Depuis plusieurs années, c’est une politique non consensuelle, cavalière qui a été privilégiée par son parti le RHDP. Le clanisme est à  son paroxysme. De l’octroie des marchés publics jusqu’à la gestion des affaires institutionnelles et politique. C’est un petit clan replié sur lui-même qui s’est tout accaparé. Tandis que le peuple est laissé dans la misère. L’IDH (l’indice de développement humain) en témoigne, 0,516 ce qui place la côte d’ivoire dans la catégorie des pays au développement humain des plus faibles au monde, 170eme  sur 189 pays. Cet indice repose sur trois critères : le niveau de vie, l’espérance de vie à la naissance et l’éducation des personnes de 15 ans et plus.

2020 année charnière et bilan, qu’en est-il du pompeux programme d’émergence vendu à coup de propagande par le régime Ouattara en 2010. Que de désillusion! Quel système éducatif est observable en guise de bilan ? eh bien, les jeunes ivoiriens lisent et calculent moins bien que des jeunes burundais, sénégalais, rwandais, burkinabés … les résultats scolaires des jeunes au primaire est insuffisant et ces mêmes lacunes se poursuivent jusqu’au cycle supérieur. Le taux d’abandon des adolescents est élevé, nombreux parmi eux ne poursuivent pas le cycle secondaire, on note également un taux de redoublement élevé. Les déficits structurels et matériels s’ajoutent à ces contre-performances éducatives. S’agissant de l’enseignement supérieur les universités ivoiriennes sont absentes du Top 200 des meilleures universités africaines. Il n’y’a pas plus clair, pour traduire l’échec du gouvernement Ouattara dans ces secteurs. Les ivoiriens cherchent encore où se trouve les 5 Universités nouvelles promises aux ivoiriens. Une énième désillusion. La situation des agriculteurs et la chute des prix de vente de leurs produits, a fini par déconcerter les citoyens du pays profond.

Si tant l’économie ivoirienne est parmi les plus dynamiques au monde comme annoncé dans les médias par le régime Ouattara, la question qui demeure, c’est de savoir à qui profite ces dividendes si les ivoiriens n’en sont pas les premiers bénéficiaires ? La seule réponse se trouve dans une gestion clanique qui expliquerait cette asymétrie entre les chiffres et la réalité vécue par l’ivoirien lambda. Le titre des célèbres artistes engagés de zouglou  Yodé et Siro dont le titre : Président On di quoi ? En dit long sur le bilan du président Ouattara.  Qui mieux que ceux  qui n’ont pas été tendre avec les régimes précédents de Gbagbo Laurent, Henri Konan Bédié, pouvait décrire le vécu des ivoiriens? Le régime Ouattara n’y a en tout cas pas échappé. Des opposants sont emprisonnés par Ouattara pour des motifs arbitraires et politiques. Nous assistons à une cabale juridique lancée contre Guillaume Soro, Blé Goudé et Laurent Gbagbo tous trois condamnés à contumace à 20 ans de prison. Pour les écarter de la course aux élections présidentielles. Toutes ces situations rocambolesques ont fini par vider le RHDP de toutes ses substances. Il a perdu ses alliés de taille henri Konan Bédie avec  PDCI RDA , Guillaume Soro avec sa formation politique en fulgurante ascension, GPS . Mabri Toikeuse avec l’UDPCI. Les pertes des alliés politiques se conjuguent comme un appel divin à l’humilité par le décès du premier ministre candidat choisi par Ouattara pour représenter le RHDP. Connaissant la santé fragile de feu Amadou Gon Coulibaly, plusieurs voix des ivoiriens se sont élevées tant dans l’opposition que dans la société civile pour ménager le premier ministre afin de mieux récupérer de son opération subie au cœur. Encore une fois, Ouattara a fait comme bon lui semble. Mettant en péril la vie d’Amadou Gon Coulibaly. Pourquoi ne l’a t-il pas ménagé? La course aux présidentiellzs est plus importante que la vie de son poulain? Même l’édition spéciale en hommage à Amadou Gon Coulibaly télévisée sur la chaine nationale RTI, hier jeudi 9 juillet, s’est faite avec uniquement les cadres du RHDP. L’hommage d’un premier ministre qui devrait rassembler des intellectuels ivoiriens, des membres de l’opposition et de la société civile pour garder ce caractère national de la fonction de premier ministre du disparu, n’a pas été respecté. Là encore cet hommage s’est transformé presqu’en campagne électorale. Ce que les ivoiriens ont trouvé bien dommage. Les critiques sur les réseaux sociaux ont fusé de toute part.

 

A cela, rajoutons la toute fraiche démission du vice président de la Côte d’Ivoire Kablan Duncan, une démission qui vient comme pour sonner le malaise qui règne au sommet de l’état ivoirien. Mieux, il s’est disloqué de ses piliers centraux. Ouattara s’est isolé par sa démarche cavalière en rompant toute forme de dialogue politique et de consensus même quand le bon sens l’exigeait.

 

Je pense humblement, que Dieu appelle les gouvernants ivoiriens à l’humilité. Privilégier le dialogue, la réconciliation nationale. Libérer les prisonniers politiques, permettre le retour d’exil de tous les opposants. Organiser des élections inclusives, afin d’ouvrir une nouvelle page d’héritage à la côte d’ivoire. C’est ce message que les gouvernants ivoiriens, pour une fois, doivent décoder en toute humilité. Il y’a rien de plus précieux que la paix, la réconciliation nationale pour aller à des élections libres et apaisées. Que pour une fois, le régime Ouattara entende ce qui mérite d’être entendu.

 

 

 

 

                                                                                              Diack Gassama

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