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Analyse- Crise de légitimité et de légalité d’Alassane Ouattara, déliquescence des institutions en Côte d’ivoire

Publié le par Diack gassama

Analyse- Crise de légitimité et de légalité d’Alassane Ouattara, déliquescence des institutions en Côte d’ivoire

 

Analyse- Crise de légitimité et de légalité d’Alassane Ouattara, déliquescence des institutions en Côte d’ivoire

 

Depuis plusieurs mois la côte d’ivoire est secouée par une grave crise qui n’a à ce jour trouvé d’issue. Essayons de mener quelques réflexions pour comprendre les raisons de ces blocages. Avant tout, Il apparait nécessaire de situer les faits dans leur contexte. Quatre ans plus tôt, le 08 novembre 2016, une nouvelle constitution est adoptée en Côte d’ivoire. La campagne autour de celle-ci mettait en exergue la création du sénat comme nouvelle institution et d’une vice présidence, la suppression de la limitation de l’âge pour postuler comme candidat à la présidentielle. S’agissant de la limitation de mandat, elle restait intacte. D’ailleurs l’article 183, garantit la continuité législative en ses dispositions, fixant la limite à deux mandats présidentiels.

Ceci étant, Alassane Ouattara, ses ministres et ainsi que les rédacteurs de cette constitution n’ont cessé de brandir ce verrou comme obstacle à toute velléité de 3ième mandat, y compris éventuellement celle du président sortant. Dès lors, toute ambigüité était levée. C’est donc rassuré, que le peuple ivoirien a adopté par referendum cette nouvelle loi fondamentale. Dans le fond, on pourrait aisément relever l’importunité du sénat ou de la vice présidence, nous allons y revenir d’autres lieux. Pour l’heure, notre principale préoccupation est l’impasse dans laquelle le pays plongé et les raisons. Le président sortant Ouattara, trahi contre toute attente sa parole. Est-il besoin de le rappeler, en mars 2018, Ouattara renonçait publiquement à un autre mandat. Précision de taille, même s’il souhaitait rempiler, la nouvelle constitution ne l’y autorise pas. Alors  son discours tendancieux n’avait aucun sens. Mais soit, l’essentiel était acquis, il ne se respecterait la constitution et le principe d’alternance politique. C’est tout naturellement, qu’il reçu à la suite de sa déclaration les félicitations du monde entier, pour avoir résisté à la tentation dont seuls les invétérés ont recours en Afrique. Tripatouiller la constitution pour s’éterniser au pouvoir.

Les mois qui suivront verront la désignation de feu Amadou Gon Coulibaly, comme le candidat du RHDP. Comme l’on a pu l’observer, ce choix n’a occasionné aucune émeute, ni violence. Bien au contraire, la classe politique ivoirienne en prit acte et chacun se préparait à concourir aux élections présidentielles espérant que la côte d’ivoire connaitrait une alternance démocratique. Le 8 juillet 2020, le premier ministre Amadou Gon Coulibaly  candidat du RHDP décède brusquement. Les jours qui suivent laisseront les ivoiriens sans voix ? Entre sentiment de trahison et de déception .Alassane Ouattara  est bien résolu à violer la constitution. IL se porte candidat jetant en pâture la sacralité de la constitution. Candidature annoncée de surcroit le 6 Aout 2020 veille de l’indépendance du pays. Quelle indépendance a-t-il respecté, lorsqu’il  invoque le cas de force majeur pour justifier ce hold-up constitutionnel ? D’autant plus qu’aucune disposition ne prévoit le cas de force majeur qu’il prétexte pour supplanter la limitation de mandat. Les réactions ne tardent pas à se faire entendre, l’opposition et la société civile décident de manifester contre cette violation à travers la désobéissance civile. La situation s’enlise, Ouattara insiste sur la voie du forcing, faits plus graves, les microbes et milices du RHDP attaquent violemment les opposants, occasionnant plusieurs morts à travers les rues Abidjanaises et celles de l’intérieur du pays. Les derniers  rapports d’Amnesty international corroborent ces faits. En effet, du mois d’Aout à ce jour, la côte d’ivoire vit une grave crise dénombrant plus d’une centaine de morts. La police permet à des hommes armés de machettes d’attaquer des manifestants contre le troisième mandat d’Alassane Ouattara.

La légalité et le cadre constitutionnel est rompu avec sa candidature illégitime d’Alassane Ouattara aux élections. L’exclusion de 40 candidats sur 44 inscrits à la présidentielle, des poids lourd tels que Laurent Gbagbo, guillaume Soro , d’autres figures de la scène politique ivoirienne tel que Mabri Toikeusse , Mamadou Koulibaly se sont vus exclus… les candidats henri Konan bédié  et Affi N’guessan ont été formel, Les conditions ne sont pas réunies pour des élections crédibles en Côte d’ivoire. D’une part La cour constitutionnelle, a été incapable de dire le droit, faire valoir son indépendance. D’autre part, la CEI (commission électorale indépendante) n’a pas été recomposée conformément aux ordonnances de la Cour africaine des droits de l’homme. La liste électorale est truffée d’irrégularités et émaillée de fraude d’où la nécessité de procéder à un audit de la liste électorale, souligne la plateforme de l’opposition ivoirienne. C’est tout naturellement que l’appel à la désobéissance civile soit largement suivi par les ivoiriens comme constaté le 31 octobre 2020. Autre élément important, le clan Ouattara se retrouve réduit à sa plus simple expression, avec son parti minoritaire tourne le dos aux multiples appels de l’opposition à privilégier la voie du consensus et du dialogue afin d’éviter le chaos au pays. L’opposition estimant à juste titre que les élections ne pouvaient se dérouler dans un cadre illégal. Le régime RHDP ne l’entend point de cette oreille. Nous savons tous qu’est ce qu’a donné le simulacre électoral.  Que nenni ! Les ivoiriens ont absolument boudé cette parodie de scrutin. Pour preuve, la très faible participation, estimée objectivement à environ de 10% du suffrage. Ouattara opère un forcing dans l’illégalité et l’illégitimité. Cette once de légitimité qu’il souhaitait obtenir en faisant du chantage à l’ex président Laurent Gbagbo, est tombé à l’eau. Gbagbo Laurent, figure du multipartisme en Côte d’ Ivoire décline la proposition subornée des émissaires de Ouattara, à savoir reconnaitre la légitimité de la candidature de Ouattara, en échange de son retour en grandes pompes en côte d’ivoire.

S’il y’a un accélérateur de cette crise, c’est bien la déliquescence des institutions ivoiriennes, elles répondent toutes aux ordres d’Alassane Ouattara, ce qui explique cette atmosphère délétère, où les opposants  sont arrêtés arbitrairement, poussés à l’exile, où toute voix dissidente est traquée, bâillonnée. Les membres de la société civile ne sont pas exemptés,  le cas d’Edith Gbalet Pulchérie leader au sein de la société civile.  Que vaut une assemblée nationale où plusieurs députés de l’opposition son incarcérés au détriment de leur immunité parlementaire ? Le procureur d’Abidjan semble justifier son poste par la traque des opposants, tandis que les coupeurs de tête, bien visibles sur les vidéos ne sont aucunement inquiétés.  Que dire de ces condamnations à contumace motivées politiquement dont font l’objet  Guillaume Soro , Laurent Gbagbo , Blé Goudé , Akossi Bendjo .  20 ans d’emprisonnement  distribués comme de petits pains . La Cour africaine des droits de l’homme a pourtant rendu un verdict ordonnant la suspension des poursuites judiciaires de Guillaume Soro, la libération des prisonniers proches de Soro dont le député Alain Lobognon , son directeur de protocole Kamagaté Souleymane, Deux de ses frères  , plusieurs cadres de GPS sa formation politiques , la réintégration de sa candidature, ainsi que celle de Laurent Gbagbo sur la liste électorale.  Des  décisions non appliquées par le régime de Ouattara se sentant minoritaire, ne cherchez pas loin les motivations, elles restent bien entendus subsumées à ce qui suit. Le RHDP à une aversion pour la vraie démocratie, et le respect des libertés fondamentales. Ce recul démocratique est  inédit en côte d’ivoire en témoigne.

Les thuriféraires autour de Ouattara l’ont bien induit en erreur,  lui faisant croire que le peuple approuvait la violation constitutionnelle. En vérité, il s’est embourbé dans une oscillation d’illégalité et d’illégitimité. A ce titre, Il serait difficile d’exclure les acteurs majeurs de la scène politique ivoirienne d’un véritable dialogue sincère autour de la table, afin de décanter la situation en côte d’ivoire. In fine, seul le dialogue inclusif est une porte de sortie de crise en Côte d’ivoire. La libération de tous les prisonniers politiques le retour des personnalités politiques en exil et la reprise d’élection inclusives et transparentes.

                                                          Diack Gassama

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Situation politique en côte d'Ivoire, vers une transition?

Publié le par Diack gassama

Situation politique en côte d'Ivoire, vers une transition?

L'arme des forts réside dans le dialogue. On ne peut prôner le vivre ensemble et dans un même temps violer la constitution. 
À toute évidence le pouvoir sortant à une phobie de l'alternance politique. 

L'arme des systèmes forts s'enracinent dans l'inclusivité, la transparence et la libre concurrence du jeu politique. 

Il est  temps pour chaque Ivoirien de dire NON à la politique austère et opaque qui n'a autre avantage que de promouvoir le biais Représentatif. 

Tout observateur averti ne pourrait se méprendre sur le fait qu'aucune condition n'est réunie pour des élections ouvertes et  transparentes ce 31 Octobre. 

Proposition: 

■ un report des élections de 9 mois pour réunir toutes les conditions garantissant des élections apaisées et libres. 

■ libération de tous les prisonniers politiques et militaires. 

■ réintégration des présidents Guillaume Soro et Laurent Gbagbo sur la liste électorale. 

■ retour de tous les exilés politiques

■ audit de la liste électorale. 

 

                                             Diack Gassama

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Analyse de la situation en Côte D'ivoire, Dieu appelle les gouvernants ivoiriens à l'humilité

Publié le par Diack gassama

Analyse de la situation en Côte D'ivoire, Dieu appelle les gouvernants ivoiriens à l'humilité

ANALYSE DE LA SITUATION EN COTE D’IVOIRE

 

  • Dieu appelle les gouvernants ivoiriens à l’humilité

 

C’est Dieu qui donne le pouvoir, et le pouvoir appartient au peuple. Le gouvernant est au service de ce peuple. C’est ce principe de gouvernance que les dirigeants africains doivent intégrer dans leur mode gestion. A quoi assistons-nous dans nos contrées ? C’est l’hégémonie du despotisme qui prime. L’intérêt d’un seul homme à la tête de son pays va jusqu’à rompre toute forme de stabilité et détruire le champ des possibles.

Prenons le cas particulier de notre pays la côte d’ivoire et jetons-y une analyse sur la capacité d’écoute de son chef d’état sortant Ouattara. Tous les ivoiriens sont unanimes sur un fait : Le Ouattara est resté sourd et aveugle aux réalités de son peuple. Depuis plusieurs années, c’est une politique non consensuelle, cavalière qui a été privilégiée par son parti le RHDP. Le clanisme est à  son paroxysme. De l’octroie des marchés publics jusqu’à la gestion des affaires institutionnelles et politique. C’est un petit clan replié sur lui-même qui s’est tout accaparé. Tandis que le peuple est laissé dans la misère. L’IDH (l’indice de développement humain) en témoigne, 0,516 ce qui place la côte d’ivoire dans la catégorie des pays au développement humain des plus faibles au monde, 170eme  sur 189 pays. Cet indice repose sur trois critères : le niveau de vie, l’espérance de vie à la naissance et l’éducation des personnes de 15 ans et plus.

2020 année charnière et bilan, qu’en est-il du pompeux programme d’émergence vendu à coup de propagande par le régime Ouattara en 2010. Que de désillusion! Quel système éducatif est observable en guise de bilan ? eh bien, les jeunes ivoiriens lisent et calculent moins bien que des jeunes burundais, sénégalais, rwandais, burkinabés … les résultats scolaires des jeunes au primaire est insuffisant et ces mêmes lacunes se poursuivent jusqu’au cycle supérieur. Le taux d’abandon des adolescents est élevé, nombreux parmi eux ne poursuivent pas le cycle secondaire, on note également un taux de redoublement élevé. Les déficits structurels et matériels s’ajoutent à ces contre-performances éducatives. S’agissant de l’enseignement supérieur les universités ivoiriennes sont absentes du Top 200 des meilleures universités africaines. Il n’y’a pas plus clair, pour traduire l’échec du gouvernement Ouattara dans ces secteurs. Les ivoiriens cherchent encore où se trouve les 5 Universités nouvelles promises aux ivoiriens. Une énième désillusion. La situation des agriculteurs et la chute des prix de vente de leurs produits, a fini par déconcerter les citoyens du pays profond.

Si tant l’économie ivoirienne est parmi les plus dynamiques au monde comme annoncé dans les médias par le régime Ouattara, la question qui demeure, c’est de savoir à qui profite ces dividendes si les ivoiriens n’en sont pas les premiers bénéficiaires ? La seule réponse se trouve dans une gestion clanique qui expliquerait cette asymétrie entre les chiffres et la réalité vécue par l’ivoirien lambda. Le titre des célèbres artistes engagés de zouglou  Yodé et Siro dont le titre : Président On di quoi ? En dit long sur le bilan du président Ouattara.  Qui mieux que ceux  qui n’ont pas été tendre avec les régimes précédents de Gbagbo Laurent, Henri Konan Bédié, pouvait décrire le vécu des ivoiriens? Le régime Ouattara n’y a en tout cas pas échappé. Des opposants sont emprisonnés par Ouattara pour des motifs arbitraires et politiques. Nous assistons à une cabale juridique lancée contre Guillaume Soro, Blé Goudé et Laurent Gbagbo tous trois condamnés à contumace à 20 ans de prison. Pour les écarter de la course aux élections présidentielles. Toutes ces situations rocambolesques ont fini par vider le RHDP de toutes ses substances. Il a perdu ses alliés de taille henri Konan Bédie avec  PDCI RDA , Guillaume Soro avec sa formation politique en fulgurante ascension, GPS . Mabri Toikeuse avec l’UDPCI. Les pertes des alliés politiques se conjuguent comme un appel divin à l’humilité par le décès du premier ministre candidat choisi par Ouattara pour représenter le RHDP. Connaissant la santé fragile de feu Amadou Gon Coulibaly, plusieurs voix des ivoiriens se sont élevées tant dans l’opposition que dans la société civile pour ménager le premier ministre afin de mieux récupérer de son opération subie au cœur. Encore une fois, Ouattara a fait comme bon lui semble. Mettant en péril la vie d’Amadou Gon Coulibaly. Pourquoi ne l’a t-il pas ménagé? La course aux présidentiellzs est plus importante que la vie de son poulain? Même l’édition spéciale en hommage à Amadou Gon Coulibaly télévisée sur la chaine nationale RTI, hier jeudi 9 juillet, s’est faite avec uniquement les cadres du RHDP. L’hommage d’un premier ministre qui devrait rassembler des intellectuels ivoiriens, des membres de l’opposition et de la société civile pour garder ce caractère national de la fonction de premier ministre du disparu, n’a pas été respecté. Là encore cet hommage s’est transformé presqu’en campagne électorale. Ce que les ivoiriens ont trouvé bien dommage. Les critiques sur les réseaux sociaux ont fusé de toute part.

 

A cela, rajoutons la toute fraiche démission du vice président de la Côte d’Ivoire Kablan Duncan, une démission qui vient comme pour sonner le malaise qui règne au sommet de l’état ivoirien. Mieux, il s’est disloqué de ses piliers centraux. Ouattara s’est isolé par sa démarche cavalière en rompant toute forme de dialogue politique et de consensus même quand le bon sens l’exigeait.

 

Je pense humblement, que Dieu appelle les gouvernants ivoiriens à l’humilité. Privilégier le dialogue, la réconciliation nationale. Libérer les prisonniers politiques, permettre le retour d’exil de tous les opposants. Organiser des élections inclusives, afin d’ouvrir une nouvelle page d’héritage à la côte d’ivoire. C’est ce message que les gouvernants ivoiriens, pour une fois, doivent décoder en toute humilité. Il y’a rien de plus précieux que la paix, la réconciliation nationale pour aller à des élections libres et apaisées. Que pour une fois, le régime Ouattara entende ce qui mérite d’être entendu.

 

 

 

 

                                                                                              Diack Gassama

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côte d'voire- Mesures contre le COVID-19, le président Ouattara oublie l’accompagnement social?

Publié le par Diack gassama

côte d'voire- Mesures contre le COVID-19, le président Ouattara oublie l’accompagnement social?

Le président Alassane Ouattara s’est exprimé hier lundi 23 mars face à la nation, dans le cadre des mesures contre cette pandémie du COVID-19 . ce qu’on peut retenir c’est que l’annonce du confinement s’est vue renforcée de 8 mesures supplémentaires.

Le président ivoirien a désavoué son gouvernement, en dénonçant le comportement laxiste, irresponsable et le favoritisme qui a prévalu en ce temps de crise pandémique. Il faisait référence à l’affaire INJS. En effet, la famille de son ministre Adama Bictogo, celle du célèbre artiste Gaou Magicien Asalfo, le Footbaleur Max Alain Gradel et bien d’autres… furent exemptés en catimini du centre improvisé de confinement IINJS (institut national de la jeunesse et des sports).

C’est seulement à la suite d’une protestation dans la même nuit du scandale et le lendemain matin, que le ministre de la santé Aka Ouélé décide, sous la pression des binguistes comme sont  communément appelés  les ivoiriens résidant en France, de laisser tous les passagers du vol Air France, rentrer chez eux. Cela, sans même s’assurer de savoir si certains d’entre eux étaient  contaminés et constitueraient par l’occasion un danger pour leur proche . Clairement cela avait, pour pour but de dissiper  le scandale, ce favoritisme élitiste honteux.

Revenons , au discours du président Ouattara sorti à la rescousse de ses ministres totalement largués. Il annonce 8 mesures supplémentaires à celles prises quelques jours avant. Toutefois, sans y prévoir des mesures sociales d’accompagnement des plus démunis, du secteur informel et des PME.  Comme le réclament de nombreux ivoiriens : « on veut bien restés confinés, mais on mange comment ? » voici ce qui ressort sur toutes les lèvres.

Pourtant son compair sénégalais, Macky Sall n’a pas ignoré en plus de mesures de confinement,annonce le décaissement d’ environ 1000 milliards en guise de riposte contre  le COVID-19 , puis des mesures de report fiscal, un budget spécialement prévu pour les familles paupérisées etc...

On pourrait relever parmi les faiblesses de ces mesures,  le flou relatif aux autorisations de sortir d’Abidjan. Quelle(s) autorité(s)  les délivrent ? Quelles sont  les conditions d’octroie de ces autorisations ?...

Pour résumer, Combattre le COVID-19  se fera dans le strict respect  des mesures en vigueur, mais également la clarification de celles entachées d’imprécision, enfin, le nécessaire accompagnement, qui sera de nature à soutenir les efforts solidaires du  contribuable ivoirien.

 

 

                                                                                                                                          Diack Gassama

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Analyse- Guillaume Soro en tête de fil de l’alternance générationnelle

Publié le par Diack gassama

Analyse- Guillaume Soro en tête de fil de l’alternance générationnelle

Lors de son discours prononcé à Yamoussoukro le 5 mars dernier le président Alassane Ouattara décide de ne pas se présenter aux élections présidentielles de 2020, après les deux mandats qu’il a déjà fait à la tête de la côte d’ivoire. Notons que la constitution prévoit une limite de deux mandats, alors dans les faits il ne pouvait plus briguer un troisième. Nonobstant cette sortie brusque,  alors qu’il avait prévu se prononcer sur cette question au mois de juillet, le diagnostic politique est mené sur celui à qui il souhaiterait, semble t-il, faire une passe en profondeur. Du moins selon lui, un transfert, son premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Avant cela, il convient de préciser qu’en côte d’ivoire, ce n’est pas un transfert qui se fait comme dans un royaume,  mais plutôt des élections qui organisées. De ce fait, le terme transfert de pouvoir est  inadéquat. il revient au peuple souverain, la désignation de son futur président.

Rentrons dans le vif du sujet, aussitôt la renonciation du président  Alassane Ouattara  annoncée que l’inquiétude  est soulevée par ses propres ministres, à savoir, Kandia Kamara et Adjoumani , qui pour préserver  sans doute leur post,  militent en faveur d’un troisième mandat, en dépit de son illégalité constitutionnelle. Quand même surprenant pour des républicains non ?

Cette inquiétude audible de ses propres ministres sonne en réalité comme un désaveu au regard  du choix de leur mentor,  qui souhaite positionner son premier ministre Gon Coulibaly. fort est de constater tout de même, que ce dernier  peine à rassurer ses propres ministres, sinon pourquoi s’inquiéter aussi fortement? Rappelons que le ministre adama Bictogo , avait lui aussi émis des réserves  il y’a quelques mois , sur la capacité de son premier ministre amadou Gon de conduire le RHDP aux échéances présidentielles de 2020.Tout récemment,  c’est le ministre Amon Tanoh qui semble dans sa posture, se démarquer d’un soutien direct au premier ministre. Alors difficile dans ce contexte pour amadou Gon, de faire figure de leader d’une jeune génération,  comme employé par le président de la république.

Pendant ce temps, et cela depuis plusieurs années, un autre leader a pris une longueur d’avance sur tous ses adversaires, dans le paradigme de l’alternance générationnelle. D’ailleurs en côte d’ivoire lorsqu’on évoque l’alternance générationnelle 2020,  univoquement, un seul nom marque les esprits : Guillaume Kigbafori Soro, ex président de l’assemblée nationale et président de GPS( génération et peuples solidaires ). il est incontestablement l’homme que l’histoire de son pays positionne naturellement,  en tête de fil ; pour son audace, sa pertinence. Un leadership clairvoyant, qui réussit à convaincre même les plus sceptiques sur l’après Ouattara. En effet Guillaume Soro,  a toujours eu de l’avance sur les hommes de son temps. Lorsqu’il y’a quelques années,  il parlait de l’alternance générationnelle lui et ses hommes, personne n’y croyait. Aujourd’hui, les faits lui donne raison. il avait déjà orienté les regards vers ce à quoi nous assistons.  Il est l’homme de la situation, jouissant d’une popularité et une audience indiscutable sur la scène politique ivoirienne. Il suffit de suivre l’un de ses talk live sur les réseaux sociaux pour s’en convaincre.  Aujourd’hui,  samedi 7 mars à 20H le leader générationnel, Guillaume Soro s’exprimera face à ses concitoyens. L’attente est déjà forte sur les réseaux sociaux.

 

                                                                                Diack Gassama

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décryptage- Le président décide de ne pas se présenter aux présidentielles 2020 !

Publié le par Diack gassama

décryptage- Le président décide de ne pas se présenter aux présidentielles 2020 !

Aujourd’hui à Yamoussoukro le président Alassane Ouattara a pris une décision solennelle en réunissant le congrès parlementaire, députés et sénateurs réunis. Il  renonce à se présenter candidat aux prochaines élections présidentielles de 2020 pour transférer le pouvoir à une nouvelle génération.

A examiner de plus près , le président Alassane Ouattara , était face à un dilemme , soit s’obstiner contre toute attente pour briguer un troisième mandat , ce qui passerait très mal  aux yeux de la communauté internationale , l’ONU( organisation des nations unies) , l’UA (l’union africaine) , L’UE (l’union européenne ),  les organismes financiers internationaux , la CEDEAO (communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest ) . En effet,  ces nombreuses crises qu’ont connus les pays d’Afriques subsahariennes et centrale en raison de la boulimie de leurs présidents, pousse la communauté internationale à  jeter un regard plus attentif, c’est en cela que des pays comme le Gabon, le Cameroun, la guinée, la côte d’ivoire  et bien d’autres … oscillent dans ce collimateur.

Le second choix était celui qu’il pouvait faire et qu’il a fait, c’est de renoncer à un autre mandat, avec un double avantage : contenter la communauté la communauté internationale sur ce point précis du respect des mandats et marquer l’esprit des ivoiriens en refusant de se présenter lui-même à un autre mandat. Ce deuxième  point serait une aubaine pour rentrer dans l’histoire de la côte d’ivoire.

Cependant, plusieurs questions subsistent :

  1. Pourquoi avoir pour projet de modifier la constitution à 7 mois des élections,  si ce n’est pour toujours tirer les ficelles du pouvoir en garantissant l’élection du candidat de son parti ? quand on sait les leviers tendancieux et pernicieux qu’offrent la modification de la constitution à l’approche des élections.

 

  1. Semble t-il qu’une élection à un tour est envisagé, en quoi un second tour pour départager les  deux candidats qui se démarquent est dérangeant ? enfin sauf quand est pas sûr du candidat à venir de son parti .

 

  1. Si le système devait être introduit pourquoi attendre au dernier moment pour le faire n’aurait t-il pas été judicieux de l’introduire aux prochaines élections à venir après celle de 2020 ?

 

  1. En cas de non tenue des élections à la date prévue, 31 octobre, le mandat législatif est prorogé jusqu’aux prochaines élections. Si tout est bouclé et géré comme le dit si bien le RHDP, quelle raison pourrait empêcher la tenue des élections si ce ne sont des nouveaux articles conflictuels insérés en ce nouveau projet  révision constitutionnelle.

 

Le projet de révision constitutionnelle biaise l’annonce de sa non candidature qui finalement est à prendre avec des pincettes,  dans la mesure où rien n’est fait actuellement,  pour permettre le retour au pays des opposants phares en l’occurrence, le président de GPS , le leader générationnel guillaume Soro , l’ex chef d’Etat et président du FPI  Laurent Gbagbo et le président du COJEP Charles Blé Goudé . En outre, qu’est-il fait de la question de la libération des prisonniers politiques ? Une vraie élection démocratique, est libre et ouverte à tous les candidats sans exclusion quelconque. C’est donc dans ce contexte que les observateurs avisés attendent des suites du projet de révision constitutionnel. Exulter si précipitamment serait plus émotif qu’autre chose.

 

                                                                                                               Diack Gassama

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Toucher à la constitution à quelques mois des présidentielles? Pourquoi même ! pourquoi !

Publié le par Diack gassama

Toucher à la constitution à quelques mois des présidentielles? Pourquoi même ! pourquoi !

S'il y'a un mal pernicieux qui persiste toujours sur le continent africain, c'est sans doute cette la manie qu'ont ces présidents en fin de mandat.  Vouloir absolument modifier la constitution à l'aube des échéances électorales. Soit d'une part, dans l'optique de contourner les limitations de mandat, prolonger la durée au pouvoir ou encore à écarter leurs adversaires politiques. cause des dégénérescences politiques et antagonismes politico-militaires. Les exemples sont légions , de la Centrafrique en 2003 en passant par la côte d'ivoire en 1999 en 2002 , ou encore au Niger en 1996 et au Congo Brazzaville un an plutard en 1997.  

En effet, cette malveillance à l'encontre de la démocratie et des libertés des peuples ne cesse d'interpeller les nouvelles générations africaines qui espèrent en de nouvelles pratiques de gouvernances. les récentes tentatives de modification de la constitution en Guinée ont induit les contestations populaires et crises, le président Ivoirien Alassane Ouattara veut de nouveau modifier la constitution alors que nous sommes à 8 mois des élections présidentielles. Alors qu'elle avait déjà été modifiée en 2016 ; à quelles fins donc ? il semblerait que l'annulation du poste de vice président, conformément à l'actuelle constitution, dauphin constitutionnel, est envisagé, dans le nouveau projet le premier ministre pourrait avoir cette prérogative, ainsi permettre à son premier ministre actuel de le remplacer en cas de vacance du pouvoir ou démission... Le retour à la limitation d'âge de candidature à 75 ans , le parrainage des candidatures ou l'augmentation de la caution des candidats, une éléction à un seul tour ... toutes ces modifications apparaissent avec flagrance comme des manipulations et manigances qui desservent plutôt la sacralité donnée aux lois fondamentales de la côte d'ivoire.

Quelles évolutions significatives ont apporté les modifications de 2016? quelle(s) innovation(s) pertinente apportera celle de la veille électorale de 2020 ? si ce n'est conduire la côte d'ivoire à de nouveaux antagonismes politiques, à la fracture sociale et de réelles menaces sur la stabilité de côte d'ivoire. Si l'on rajoute à cela les emprisonnements tous azimuts des prisonniers de GPS ( générations et peuples solidaires ) mouvement de l'opposition dirigé par Guillaume Soro. imaginez les conséquences d'un tel cocktail ! Nous reviendrons d'ailleurs très prochainement sur le dossier de l'emprisonnement illégal des prisonniers politiques de GPS. 

En résumé , et d'ailleurs le 33ième sommet de L'Union Africaine (UA) qui se tient en ce moment à ADDIS-ABEBA, met en garde les présidents africains, de la question de la modification de la constitution aux veilles de élections en l'occurrence Alpha Condé et Alassane Ouattara , respectivement président de la guinée et de la côte d'ivoire . Les présidents africains et aspirants doivent définitivement le retenir, la constitution n'a pas pour objet de servir les intérêts personnels d'un président, en fin de mandat. Enfin, les peuples, eux mêmes doivent veiller au respect de leur propre constitution .

 

                                                                                  Diack Gassama

 

 

 

 

 

 

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Analyse-La nouvelle CEI enfle la contestation, pourquoi le gouvernement fuit-il toute réforme profonde?  

Publié le par Diack gassama

Analyse-La nouvelle CEI enfle la contestation, pourquoi le gouvernement fuit-il toute réforme profonde?  

La nouvelle CEI est inopérante pour engager des élections transparentes dans notre pays. 
Elle ne respecte aucune clause d'indépendance vis à vis de l'exécutif. Ce qui est grave, c'est que le gouvernement reste sourd à toute réforme en profondeur de l'institution. L'histoire récente de notre pays nous a instruit sur un fait, une CEI aux ordres du président de la république est incontestablement source d'instabilité politique et de crise post-électorale.

Le gouvernement en mon sens, devrait consentir au consensus avec L'opposition significative et la société civile. Si le gouvernement s'y refuse, on pourrait aisément conclure que le gouvernement RHDP espère soumettre la CEI à proclamer des résultats non conformes, contraires aux votes des ivoiriens. Pour ainsi se maintenir manu militari. Situation que nous ne pouvons laisser éclore en notre pays. La réforme profonde de la CEI a pour intérêt d'organiser des élections libres de toute injonction venant de l'exécutif.

Le pouvoir Ouattara opte plutôt pour le repli sur soi, enfermé dans sa tour d'ivoire face aux réformes profondes et nécessaires pour l'avenir de la nation. Préférant se résigner aux propos dilatoires, persuadé de mener en bateau tout un peuple. De l'observation que j'en tire, ce refractérisme affiché est caractéristique d'un pouvoir en totale disgrâce. La CEI n'a pour objet de faciliter la réélection du président sortant, ce n'est pas son objet .

Il faudrait une réforme en profondeur pour que chaque parti engagé aux prochaines élections  puisse concourir sainement à ces joutes.

 

 

                     Diack Gassama 


                           

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CEI-Pour éviter le désordre en 2020 ! Mon Analyse

Publié le par Diack gassama

 CEI-Pour éviter le désordre en 2020 ! Mon Analyse

Le président du RHDP parti au pouvoir, Alassane Ouattara, s'est exprimé devant le sénateurs RHDP en ces termes: " Aucun désordre ne sera toléré en 2020 ".
La question fondamentale à poser c'est de savoir qu'est ce qui pourrait conduire au désordre? 

D'emblée nous sommes d'accord sur l'idée selon laquelle le désordre ne peut faire prospérer aucune entreprise ou bien commun. il s'agit dans le cas de la côte d'ivoire de notre bien commun, de notre intérêt commun. 

C'est pourquoi, dans cette même veine, en tant que leader d'opinion j'aimerais signifier, aux membres du RHDP et son premier responsable, le président Alassane Ouattara qui est parailleurs président de la république, que le désordre n'aura pas lieu d'exister si toutes les conditions d'une élection libre et transparente, sont réunies. On ne fera pas un procès d'intention à l'opposition sans même avoir traité le noeud du problème !

Pour ce faire, la réforme de la CEI devra scrupuleusement respecter les  recommandations de la CADHP, seul gage d'une véritable réforme en profondeur. Si l'on se réfère au DÉSORDRE occasionné lors des dernières élections municipales, il serait judicieux de Privillegier un cadre   consensusuel avec les partis de l'opposition et la société civile, dans la construction de cette nouvelle CEI. C'est une nécessité avant qu'un quelconque projet de loi ne soit déposé à l'assemblée nationale. Lorsque les facteurs susceptibles de générer des tensions sont connues pourquoi s'y déroger? La CEI est une institution au service de toute la république, et non l'instrument d'assouvir les intérêts personnels de quiconque. C'est un élément inconditionnel à la stabilité politique de notre pays. 

Nous connaissons les solutions, appliquons les afin de lever tout soupçon de crise aux joutes électorales prochaines. 

                                               

                       Diack Gassama 

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Adjoumani trahit le secret du RHDP , décryptage !

Publié le par Diack gassama

Adjoumani trahit le secret du RHDP , décryptage !


Hier le RHDP a organisé une conférence de presse pour répondre au PDCI. Le porte-parole du RHDP a tenu des propos très grave.


M Adjoumani Kobenan dévoile le plan Machiavélique caché derrière son vrai faux slogan "2020 c'est bouclé c'est géré" Le RHDP prépare donc la fraude massive, à en croire les propos de son porte-parole : " le RHDP n'a pas peur d'enroler des étrangers pour constituer la liste électorale". Ce n'est pas nous qui l'affirmons sans preuve , mais c'est lui même qui le dit de ses propres mots et sa gestuelle qui a fidélisé sa pensée.

D'aucuns me diraient que ce pourrait être un lapsus, quand bien même que c'est un lapsus , on pourrait aisément parler de lapsus révélateur. Bon, accordons leur le bénéfice du doute, et analysons en profondeur ces propos. Considérons qu'il a voulu dire " le RHDP n'a pas besoin d'enroler des étrangers pour constituer son électorat." Il ne répond pas non plus à la préoccupation des ivoiriens au sujet de la fiabilité du système d'identification. Ce qui indiquerait en conséquence que la simple volonté de se maintenir au pouvoir suffirait pour user librement de ces mécanismes de falsification qui leurs sont facilement à portée. En effet, le président du PDCI RDA, Henri Konan Bédié, a été explicite quant à la cette fraude organisée en préparation par le biais de l'enrolement illégal des étrangers.
Les propos d'Adjoumani ne disculpent aucunement son parti le RHDP, à fortiori convaincre les citoyens ivoiriens.

Si l'on se réfère également à la lenteur constatée autour de la réforme de la CEI, il existe une concordance de méthode, mieux, une logique de non transparence. Conclusion, le RHDP espère s'offrir inconditionnellement à la fraude massive de son électorat. Au sortir de cette observation, gageons ensemble qu'il y'a une urgence d'accélérer le processus de la réforme de la CEI, condition sinéquanone d'élection transparente. Aussi qu'un oeil vigilant soit porté sur le nombre de naturalisations accordées en ces périodes.



               Diack Gassama


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